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Eteindre ou ne pas éteindre, telle est la question...

Nous connaissons tous les polémiques qu’a traversées l’interdiction des lampes à incandescence. Malgré certains articles de presse loin d’être tendres, l’évaluation à posteriori de cette décision montre de manière claire que l’Europe a pris la bonne décision.

Des économies financières et d’énergie conséquentes ont été engendrées et le reste du monde nous copie désormais. La prochaine étape prévue par l’UE pour cette législation était l’interdiction des lampes halogènes les plus inefficaces en 2016. Cette disposition est malheureusement remise en question aujourd’hui.

Sous la pression de l’industrie, la Commission européenne envisage de reculer malgré la fait que l’interdiction en 2016 des lampes halogènes de classe C soit tout à fait faisable.
Il semble important de s’interroger sur la remise en cause d’une disposition déjà adoptée. Aucune preuve tangible ne vient justifier tout cela.

Certains avaient à l’époque exprimé des craintes en termes de perte d’emplois ou de qualité des produits alternatifs. Ces dernières se sont avérées largement infondées. Bref, rien de neuf pouvant justifier cette reculade.

Un consensus a émergé lors du débat national sur la transition énergétique en France : celui d’économiser l’énergie. C’est pourquoi il est indispensable de saisir toutes les opportunités : cette interdiction des lampes halogènes de classe C représente 14 TWh / an d’économies d’énergie d’ici à 2020 en Europe. C’est l’équivalent de 3 millions de voitures en moins sur les routes ou la production annuelle de 19 centrales charbon de moyenne puissance

La qualité des produits de substitution va continuer de s’améliorer : les exigences en termes de durée de vie vont par exemple être renforcées via la réglementation pour les lampes fluocompactes et les LED respectivement fin 2013 et début 2014.

Les pertes d’emplois potentielles seront plus que compensées par les créations issues de ce surplus d’efficacité énergétique dont le potentiel serait mis à mal par ce recul éventuel. Comment justifier de tirer un trait sur des économies pouvant représenter 7 milliards d’euros en 2020 ?

En l’absence de preuve, tout recul de la Commission européenne sur ces réglementations ne pourra être interprété que comme l’effet de la porosité entre l’administration avec des intérêts économiques particuliers. Cela constituerait un dangereux précédent : ce serait envoyer un signal aux industries aux technologies énergivores qu’en investissant suffisamment dans le lobby, elles pourront continuer à noyer nos étals de produits inefficaces.



Les billets de ce blog ne représentent pas nécessairement le point de vue de toutes les associations partenaires.

 

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